The Playboy Club - Pilot

Publié le par critiquesenserie

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Je m'attendais a beaucoup de choses lorsque j'ai appris qu'une série sur Playboy et surtout sur le Playboy club sortirait cette année. Je m'attendais à voir Heff (à défaut du vrai, un plus jeune) à voir un manoir Playboy resplendir de luxe & de beauté, à ressentir l'ambiance de l'époque avec l'idée que je me fais de Playboy. J'attendais une ambiance glauque à l'extérieur mais frivole à l'intérieur du club. Étant une fan de Hugh Hefner j'en attendais vraiment beaucoup. Peut-être un petit peu trop.

 

Synopsis :

 

Un groupe de femme, toutes plus jolies les une que les autres, travaille dans les années 60 pour le club Playboy à Chicago devenu rapidement un lieu incontournable de la nuit pour la plupart des hommes de bonne fortune.

 

 

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Je trouve le casting bancale, l'ambiance hors de l'époque choisie et une intrigue légèrement au ras des pâquerettes. Ce n'est que le pilot, je lui laisse néanmoins le bénéfice de faire quelque chose de mieux dans le prochain épisode.

 

Dès les premières secondes, je ne suis pas convaincue et je me met à penser que je ne regarderai pas l'épisode jusqu'à la fin. L'ambiance me semble étrange, on m'aurait dit que la série retraçait le Chicago des années 20 je n'aurais même pas été choquée. Je n'arrive pas à entrer dans cette fameuse ambiance 60's, j'ai eu du mal à entrer dans l'ambiance tout court. Le jeu des acteurs y a fait pour beaucoup, Eddie est convaincant en homme de pouvoir, il est charismatique en costume mais ça s'arrête là, il n'a pas "le talent" pour interpréter cet homme coureur de jupon trempant dans la mafia, je le vois comme un gentleman, bien sous tous rapports. Je n'arrive pas à me dire que le personnage est plus profond que ça, avec de multiples facettes vu le jeu plat de l'acteur. Amber Heard m'a guère convaincue non plus, malgré une plastique de rêve, un maquillage et une coiffure sublime, elle me semble nonchalante, grossière, pas glamour pour un sou. 

Cet épisode m'a laissé dubitative à vrai dire, je ne dirais pas que j'ai détesté, mais je n'ai pas été non plus transcendée... Si je découpais l'épisode en plusieurs partie, il y aurait d'un côté l'univers de Playboy et du club et de l'autre le meurtre du chef de la mafia.

 

L'univers Playboy.

Il semblerait que Hugh Hefner (fondateur, créateur et tout ce qui s'en suit de la marque Playboy) ait approuvé la série. Soit, moi je ne suis pas du tout convaincue. Mise à part la voix off de Hugh en tout début d'épisode qui m'a fait dire "super il sera présent, du moins le personnage, on entre bien dans l'univers " on a eu droit à un homme de dos avec une pipe. Comment dire ? C'est une blague ? Je n'ai pas énormément aimé. Il n'est qu'une ombre, c'est un petit peu ce qu'il est à notre époque mais il l'était certainement beaucoup moins dans les années 60. La temporalité n'est pas trop le fort de cette série, d'un sens elle utilise l'image que j'ai de Hugh au XXIème siècle et une ambiance années 20-30. C'est vrai, si on fait la moyenne ça donnerait presque les années 60, bravo. Ce qui est respecté, enfin l'idée que je m'en faisais ce sont les Bunnies. Charmante, magnifiques, fantasmes sur jambes de rêve, sur ça le casting est bien trouvé. Le mythe de la Bunny cherchant la célébrité est bien maintenu également, notamment avec Maureen (Amber Heard) estomaquée devant les chanteuses qui se produisent au club. La seule merveille de ce casting est Laura Benanti (Carol-Lynn) qui est juste époustouflante en bunny plus toute jeune inquiète de son avenir devenant la "maman bunny" des filles". La seule vraiment juste dans son rôle. Petit bémol néanmoins, je trouve ces filles un peu trop "fortes" pour l'époque, elles ont leurs idées bien arrêtées savent ce qu'elles veulent, un peu trop de girl power pour l'époque à mon avis. Je les aurais aimée plus ingénues, plus sous le contrôle des hommes (et pas que des clients). 

 

L'intrigue de la mafia, du meurtre.

Qu'il était tellement prévisible, il est drôle quand même qu'avec un simple petit coup de talon, Maureen aka la nouvelle bunny arrive à nous tuer un homme. Très bien visé demoiselle! L'avocat Nick Dalton (Eddie Cibrian) qui trempe dans la mafia, couvre un meurtre d'une parfaite inconnue alors qu'il souhaite devenir le prochain procureur n'est pas du tout mais alors du tout crédible. Pourtant, l'agression était fortement bien trouvée, elles ne représentaient que des fantasmes ces bunnies, les clients devaient souvent dépasser les bornes, être violents, agressifs, etc... J'aurais juste aimé une intrigue ne débutant pas les 5 premières minutes, comme si sans ça le pilot ne tenait pas du tout. J'ai trouvé cette intrigue un peu mal venue, ma agencée, mal tournée, bref un peu brouillon. Je pense que je suivrai les prochain épisodes uniquement pour voir le ridicule dans lequel les scénaristes se mettent,, soyons francs, la mafia à cette époque là elle ne rigolait pas du tout, je veux bien qu'il soit avocat, etc, mais je ne donnerais pas chère de leur peau, ah petit détail, s'ils n'étaient pas les personnages principaux  Maureen & Nick. Oui, ils ne vont pas les tuer, mais bizarrement comment la mafia ne découvrira pas tout ça ?

 

Un épisode en dents de scie, par moments surprise et d'autres déçue. Une intrigue prévisible, une possible future histoire d'amour qui se sent dès le début, reste néanmoins la délicieuse mais sournoise Carol-Lynn qui va me faire regarder les prochains épisodes qui je l'espère seront meilleurs, c'est pas comme s'ils pouvaient faire pire.

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